Pour contrer le
largage des troupes aéroportées, Rommel imagina de couvrir tous les espaces
découverts situés en arrière des côtes de grand pieux de bois de plusieurs
mètres de haut, que l’on surnomma bientôt « les asperges de Rommel ». Ils
étaient parfois reliés entre eux par des barbelés fixés à leur pointe.
Dans les
premiers mois de l’année 1944 de nombreux villageois furent réquisitionnés,
parfois plusieurs jours par semaine, pour abattre des arbres, les élaguer et
planter les fameuses « asperges » ; ce qu’ils firent souvent le plus lentement
possible, n’hésitant pas à l’occasion à saboter leur travail en enfonçant
insuffisamment les pieux dans le sol.