Elle vient d’être victime, parmi d’autres,
du plan de destruction des villes bas-normandes par l’aviation alliée.
Peu après minuit, un second bombardement, plus terrible encore, anéantit
totalement Saint-Lô qui méritera dès lors le titre peu enviable de
« capitale des ruines ».
Contrairement à une légende
bien ancrée dans les mémoires, les pertes humaines n’atteignirent pas
plusieurs milliers de personnes. Elles furent néanmoins lourdes puisque
350 civils périrent les 6 et 7 juin, faisant de Saint-Lô la commune la
plus gravement touchée du département de la Manche.